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jeudi 30 mai 2013

Rémi Garde a dressé le bilan de la saison de Lyon et évoque quelques cas personnels.

Football 365 30/05/2013


Rémi Garde, quel bilan sportif faites-vous de cette saison ?

Le bilan est positif. L’objectif était d’être européen et sur le podium de préférence. Cette troisième place vient valider cet objectif. Ça s’est fait dans la souffrance avec quelques frayeurs à la fin du championnat. Mais je pense que dans l’ensemble, cette troisième place est méritée.





Avez-vous angoissé notamment dans le sprint final ?
Imaginer finir quatrième, non. Mais bien sûr que nous avons regardé devant et derrière. On a fini devant des équipes qui ont fait de bonnes fins de saison. A un moment donné, Lille a fait peur à tout le monde. Saint-Étienne aussi a réalisé une bonne saison et a terminé dans notre roue. On a respecté tout le monde mais on s’est avant tout occupé de nous. On a fini le travail que nous avions bien commencé en première partie de saison.

Vous avez pris des mesures fortes avec la mise à l’écart de certains joueurs. Est-ce que cela a été dur à vivre pour vous ?
Ce n’est jamais évident. Il n’y a pas de plaisir là-dedans. Maintenant, ma réflexion  c’est de se demander ce qu’il faut faire pour gagner le match, ce qu’il faut de mieux pour l’équipe. Il y a parfois des heurts mais c’est présent dans toutes les équipes.

Comme par exemple la mise à l’écart d’Anthony Réveillère…
Je reviens sur le début de votre phrase. Ce n’est pas une mise à l’écart. Ce sont des choix d’entraîneurs. D’un entraîneur qui dispose de 25 joueurs à l’entraînement. Et qui essaie de prendre les meilleurs par rapport à ce que je vois, par rapport aux performances. Bien sûr que d’autres paramètres peuvent rentrer en compte. Dans le cas d’Anthony, la carrière exceptionnelle qu’il a eu avec le club et tout ce qu’il a apporté à l’Olympique Lyonnais, ce ne sont pas des paramètres que j’ignore. Au bout d’un moment, le plus important c’est de mettre les joueurs les plus performants sur le terrain. Sinon, l’ensemble du groupe peut se demander ce que fait le coach. Ensuite, sur ce qu’il faudrait faire pour améliorer l’équipe. Reveillère est en fin de contrat donc il y aura l’arrivé d’un latéral droit dans l’effectif. Probablement un joueur de couloir, que je demande depuis assez longtemps. A droite ou à gauche ? J’ai une liste en tête. On verra ce que l’on peut réaliser dans la mesure des moyens économiques du club.

« Grenier ? C’est peut-être la suite de Juninho »
Attendiez-vous Clément Grenier à ce niveau-là cette saison ?
C’est difficile à dire. Je n’ai pas la prétention de dire que je m’attendais à ce que Clément termine la saison aussi fort. Maintenant, je ne suis pas totalement surpris. C’est un joueur qui a du talent et du potentiel. Qui montre sur la fin de saison que lorsqu’on est très régulier et que l’on a du potentiel, cela nous sourit. Et c’est ce qu’il lui arrive en cette fin de saison. Tout le monde est content pour lui. Moi le premier. En début de saison, il était question qu’il parte à Nice. Je m’y étais opposé. Je connais Clément depuis le centre de formation. Je sais qu’il a du potentiel. Il doit continuer à travailler pour gagner en régularité. Il va y avoir beaucoup d’attente autour de lui. Il doit continuer à travailler et gérer ce qu’il va se passer autour de lui.
C’est surtout un joueur qui sait frapper les coups de pied arrêtés…
Des joueurs qui peuvent reprendre le flambeau de Juninho, il n’y en a pas beaucoup. Il était exceptionnel à la fois sur coup-franc et même dans le jeu. C’est vrai que les derniers coups-francs de Clément ont tout de suite fait penser à Juninho. Après le match contre Rennes, on s’est dit que c’est peut-être la suite de Juninho qui arrivait. On l’espère tous du coté de Lyon.

Un petit mot sur la saison de Gourcuff…
Il a fait un bon début de saison mais il s’est blessé lors du premier match à Gerland. La suite a été un peu plus difficile. L’équipe avait trouvé un rythme et il faut retrouver sa place. Je retiendrais sa fin de saison. Il a retrouvé un niveau de jeu proche de son meilleur niveau malgré son repositionnement. L’état d’esprit est aussi à souligner. Si il doit rester, il restera. Je n’ai aucun problème avec lui. Je lui ai même dit que je n’avais aucun problème à le faire jouer avec Clément Grenier. Ce sont deux très bons joueurs. C’est un secteur de jeu où nous pouvons être très performant. Maintenant, le Mercato de l’OL peut faire qu’il reçoive une offre et que le club soit amené à s’en séparer. Sportivement, il n’y a aucun problème avec Gourcuff. Economiquement, peut-être…

Malgré la restriction économique du club, les résultats sont là. Comment l’expliquez vous ?
Je l’explique par deux choses. La première, c’est l’apport massif de joueurs en provenance du centre de formation. Formés à l’école lyonnaise. J’en profite pour tirer un grand coup de chapeau à ces éducateurs qui partent de l’école de football jusqu’au centre de formation à l’OL. C’est une tradition. Enormément de joueurs sont formés à Lyon. Lorsque l’on m’a confié les rênes de l’équipe, le club a pu s’appuyer sur cette politique-là. Je crois que les jeunes que j’ai fait jouer en équipe première ces deux années ont formidablement bien répondu à l’attente. Ce n’est pas facile. La deuxième raison, c’est que s’ils ont bien répondu, c’est aussi parce qu’il y a des joueurs plus expérimentés qui les ont bien encadrés. Tout ça ne s’est pas passé sans douleur, ni passage difficile. Si on a pu atteindre l’objectif, c’est parce que ces deux conditions étaient réunies.

« J’ai intégré la pression économique »
Le fait d’intégrer cet aspect économique au quotidien est quelque chose de plaisant ?
Non, je ne dirai pas que la pression économique me plait. Mais je l’ai intégrée. On ne m’a pas trompé lorsqu’on m’a proposé de reprendre l’équipe. Il n’était pas question d’avoir une enveloppe avec plusieurs centaines de millions d’euros pour recruter. Le projet n’était pas celui-ci. Je l’ai accepté en toute connaissance de cause. L’objectif, ce n’est pas de se serrer la ceinture indéfiniment. C’est de bâtir une équipe dans ce nouveau projet. Autour de ces jeunes qui sont performants puisque deux d’entre eux ont été sélectionnés en équipe de France, Alexandre Lacazette et Clément Grenier. J’espère que d’autres suivront. A terme, par l’éclosion de ces jeunes joueurs et par l’ambition que donnera le nouveau stade au club, l’OL devrait pouvoir se mêler à la lutte pour un nouveau titre.

Vous avez sûrement entendu parlé de la potentielle arrivée d’Eric Abidal…
Vous me l’apprenez (rires). Je vais peut-être vous apprendre que c’est une personne que je connais bien pour avoir travaillé longtemps avec lui en tant qu’adjoint de Gérard Houllier et de Paul Le Guen. Je connais bien Eric. Je connais la valeur du joueur et celle de l’homme. On verra ce qui se passera. Mais vous avez compris que c’est une personne que j’apprécie beaucoup.
Selon nos informations, vous suivez plusieurs joueurs comme Knockaert qui correspond parfaitement au profil de joueur que vous suivez…
Je n’ai pas de commentaire à faire sur toute la liste de joueurs que vous devez avoir. Mais, je comprends que vous soyez là pour savoir avant les autres (rires).

Avez-vous votre mot à dire dans le recrutement ?
Bien sûr, j’ai mon mot à dire. On travaille en concertation quotidienne. Il n’y a aucun souci par rapport à ça. Ce sont des décisions collégiales. En dernier lieu, c’est toujours moi qui tranche.

Vous allez disputer le tour préliminaire de la Ligue des Champions, cela risque d'écourter vos vacances...
Un sportif de haut niveau n’aime pas les vacances et attend la compétition avec impatience (rires).

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